Comme prévu, je suis allé faire un tour à la salle d’escalade qui est pas trop loin de l’hôtel. Leur mur le plus haut fait 60m, une belle bête donc.

Aujourd’hui, je n’ai pas grimpé sur ce mur, parce que n’ayant pas d’équipier, j’étais cantonné aux voies en auto-assurage (ils ont un système où il y a juste à s’accrocher, et ça assure tout seul).
Ensuite, je suis passé au supermarché (ma vie est trépidante), j’ai tenté de passer pour un finlandais à la caisse mais ça n’a fonctionné que moyennement. Quand c’est un bonjour – au-revoir simple (un «hei – kiitos»), ça passe en général, mais là la caissière a du me poser une question obscure du genre carte de fidélité, à laquelle je n’ai rien compris. Devant mon regard dubitatif, elle est vite repassée en anglais.
Ensuite, j’ai été à un festival de cinéma latino-américain dans une salle tenue par les frères Kaurismäki (ils ont aussi deux bars dans le même bâtiment), le film ce soir était péruvien, intitulé «Contracorriente» («Contre-courant», pour nos amis non hispanophones).

Le film raconte l’histoire d’un pêcheur dans un petit village du Nord du Pérou, où tout le monde se connaît, et où les traditions religieuses sont assez fortes. Le pêcheur en question est marié et attend sous peu son premier bambin. Dans le même village, il y a aussi un peintre, qui n’est pas du village lui, et qui n’est pas trop apprécié par les locaux, déjà parce qu’il est pas d’ici, et en plus parce qu’il prend des photos des gens. Sauf qu’il se trouve que le pêcheur et le peintre ont une relation homosexuelle, imaginez donc le jour où ça va se savoir dans le village…
On ne peut pas dire que ce soit un film très gai (humour Magrittien, ceci n’est pas un jeu de mots*), mais j’ai trouvé ça bien réalisé, le thème est original, et on y voit des beaux paysages du Pérou.
Détail marrant, le film était en espagnol sous-titré… anglais.
* Et encore, je vous ai évité celui du pêcheur et de son péché… Ah ben non, trop tard :-p
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